L'Alsace du nord et la région de Haguenau...

 

 

Inter-groupe d'Alsace du Nord (Bas-Rhin) 

Ensemble Barberousse de Haguenau

Ensemble des Castors la Sauer de Morsbronn les Bains

 

L’Alsace est une région culturelle et historique française. Elle fait partie de la région administrative Grand Est et couvre les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Historiquement, le département du Territoire de Belfort constituait un arrondissement du Haut-Rhin, qui est resté français lorsque l'Alsace fut annexée à l'Empire allemand en 1871. Le Territoire de Belfort fait aujourd'hui partie de la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Région de l'Europe rhénane, l'Alsace se trouve au cœur de la « Banane Bleue ». De 1982 à 2015, la région Alsace était aussi une région administrative, réduite aux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, qui a intégré la région Grand Est le 1er janvier 20162. Depuis la fusion, plusieurs personnalités politiques militent pour un retour à l'existence administrative de l'Alsace en créant un département d'Alsace par fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Ces deux départements se sont déjà engagés dans une coopération renforcée et ont fusionné leurs agences économiques et touristiques.

En outre, au 1er janvier 2017, trois intercommunalités revendiqueront le nom d'Alsace ː Mulhouse Alsace Agglomération, la Communauté de communes de l'Alsace Bossue et la Communauté de communes de la Porte d'Alsace-Largue.

L'Alsace fait partie de l'espace culturel de l'Europe centrale et est historiquement une terre de langue germanique (alémanique et francique) avec des parties romanes (vallées welches, territoire de Belfort, certaines communes du Sundgau). Malgré son identité forte, c'est une région cosmopolite, métissée et fortement diversifiée sur le plan religieux. La région historique était subdivisée en trois entités : la Haute-Alsace, la Basse-Alsace et la République de Mulhouse. Cette dernière se lance dans l'aventure industrielle dès 1746 et vote sa réunion à la France en 1798.

L'Alsace est le berceau de La Marseillaise,

elle a vu naître les généraux révolutionnaires Kléber et Kellermann et le capitaine Dreyfus. L'implication des Alsaciens dans la Révolution française ainsi que dans l'affaire Dreyfus ont scellé leur attachement à la République française.

Après la défaite lors du guerre de 1870, l'Alsace est amputée du Territoire de Belfort et fait partie des « provinces perdues ». Le revanchisme qu'elles inspireront accompagnera toute la Troisième République. Terre d'Empire (Reichsland en allemand), l'Alsace-Lorraine est dotée d'une constitution en 1911 qui est suspendue dès le début de la Grande Guerre. À l'issue de celle-ci, l'Alsace-Lorraine réintègre la République française en 1919, puis est annexée par l'Allemagne nazie en 1940 et redevient française en 1945. Cette histoire houleuse est une clé essentielle à la compréhension de certains particularismes locaux. Ainsi dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, de nombreux domaines sont régis par un droit local qui se substitue au droit général français.

Strasbourg, est la plus importante 15 des six grandes agglomérations alsaciennes devant Mulhouse, Belfort,Colmar, Haguenau et Saint-Louis (banlieue française de Bâle). Les aires urbaines de Strasbourg, Mulhouse, Colmar et Belfort dépassent chacune les 100 000 habitants. De tradition industrielle forte, Mulhouse est la ville de France métropolitaine qui a la plus forte proportion de jeunes de moins de 19 ans tandis que Strasbourg est le siège de plusieurs institutions européennes, dont le Parlement européen et le Conseil de l'Europe.

 

Les langues régionales en Alsace

 

Répartition géographique des dialectes parlés en Alsace au XXe siècle. Depuis le welche a presque complètement disparu, le francique est en déclin, voire en danger, et la pratique de l'alsacien a beaucoup diminué.

 

 

D'après une étude réalisée dans les années 1970-80, l'Alsace comptait alors une centaine de dialectes dont la majeure partie appartenait à l'alémanique.

La langue régionale majoritaire : l'alsacien

L'alsacien fait quelques emprunts lexicaux au français et a été longtemps la langue maternelle de la plupart des habitants. La première mention du dialecte alsacien date de 1369. L'historien E. Tonnelat y évoque les dits de Nicolas de Bâle : « c'est la première fois à notre connaissance que le mot de langue est appliqué à un dialecte allemand, « Elsasser Sproche » (l'alsacien). » Il est un dialecte alémanique comme celui parlé en Suisse alémanique, dans le Bade-Wurtemberg, l'ouest de la Bavière et le Vorarlberg autrichien. Il est parlé dans les trois quarts du Bas-Rhin et tout le Haut-Rhin sauf ses parties romanes.

Le Rhin ne constitue donc nullement une frontière linguistique en ce qui concerne les dialectes.

L'emploi de l'allemand, langue du peuple, contribuera à l'émancipation des Alsaciens... Longtemps avant l'Allemagne, l'Alsace avait fait usage de l'allemand à la place du latin... À Strassburg, la première charte allemande du « Urkundenbuch » est datée du 25 juin 1261... Dans les territoires des évêques de Basel comprenant une bonne partie de la Haute-Alsace, la première charte en allemand apparaît en 1255... En Allemagne, c'est seulement au XIVe que l'allemand fit timidement son entrée dans des documents officiels. ... Le mardi 16 février 1524, le vicaire Dieboldt Schwartz inaugurait la première messe en allemand dans la crypte de la cathédrale de Strassburg. »

 

La politique linguistique de la France républicaine tendait à s'opposer à l'usage de l'alsacien ne lui attribuant aucune fonction officielle dans sa propre région. L’Alsace n'a néanmoins pas subi directement les lois et réformes de l'éducation nationale française de la Troisième république française jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, car l'Alsace faisait alors partie de l’Allemagne. Les écoles enseignaient alors l'allemand standard, seule langue officielle, comme pendant la Seconde Guerre mondiale. Durant la période de 1871 à 1918, la langue française restait enseignée dans les enclaves romanes (situées au fond de quatre hautes vallées des Vosges et dans les villages francophones de l'actuel département de la Moselle).

Le français est l'unique langue officielle en vigueur pendant l'entre-deux-guerres et après la Seconde Guerre mondiale.

À la suite de la déconnexion progressive de l'alsacien d'autres parlers allemands, l'alsacien de nos jours ne suit plus l'évolution de l'allemand, gardant ainsi des formes linguistiques germanique-allemandes archaïques.

Dans le but de préserver l'alsacien, il existe depuis 1992 des sections bilingues paritaires en Alsace où l'enseignement est dispensé pour moitié en français et pour moitié en allemand standard, ayant l'avantage d'avoir une orthographe fixe et une forte présence dans les médias écrits ou audiovisuels. À l'heure actuelle, elles concernent environ 5 % des élèves. Au lycée, les élèves peuvent passer l'abibac. L'alsacien peut être parlé en maternelle et enseigné ou parlé en primaire. Cependant, l'écrit est en allemand, considérant que celui-ci est la version écrite commune de l'ensemble des dialectes alsaciens.

Une partie de la population alsacienne parle encore aujourd'hui couramment la langue locale, l'alsacien, qui est une languealémanique. Le reste est essentiellement composé de quelques communes jouxtant le Territoire de Belfort et dans les pays welche autrefois de patois roman, comme les vallées de Saint-Albray, de la Weiss (Orbey) et de la Liepvrette (Sainte-Marie-aux-Mines), quelques enclaves dans le massif des Vosges traditionnellement de parlers oil lorrains, en Alsace Bossue ou autour de Wissembourg, où les pratiques respectives des francique rhénan et francique méridional sud-occidentaldemeurent avérées, quoiqu'en déclin. L'alsacien est la deuxième langue autochtone de France après le français si on considère l'occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes.

Le célèbre Barabli de Germain Muller est entré dans l'histoire de l'Alsace (un spectacle en dialecte critique et drôle, qu'actualisait en permanence un comédien-auteur-metteur en scène à forte personnalité). Des pièces de théâtre en alsaciensont toujours représentées et parfois retransmises sur la chaîne de télévision France 3 Alsace.

 

 

Haguenau

 

Le musée historique de Haguenau

Haguenau est située à environ trente-cinq kilomètres au nord de Strasbourg. C’est la quatrième ville la plus peuplée d’Alsace, et la deuxième la plus peuplée du Bas-Rhin. Son nom signifie « pré au bosquet », "die Au " pouvant se traduire par « pré (ou prairie) humide ». Cette appellation est courante de part et d’autre du Rhin, notamment en plaine avant la canalisation du fleuve. La population de Haguenau intra-muros s'élève à 35 457 hab. tandis que son unité urbaine compte 57 491 habitants La ville-centre de Haguenau a la particularité d’avoir un ban communal très vaste (le plus vaste d’Alsace). Ce territoire comprend notamment la plus vaste forêt de la région, qui marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace. De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l’Outre-Forêt par les Alsaciens. Haguenau est située au sud de cette forêt. La ville est fondée par Frédéric de Hohenstaufen sur l’île de la Moder. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fit de la ville son lieu de résidence favori. Ville libre d’Empire à partir de 1262140, Haguenau intègre la Décapole à sa création le 28 août 1354 et en devient le chef-lieu.

Barberousse - Haguenau
Barberousse - Haguenau

 

L'intergroupe d'Alsace du Nord est composé de danseurs issus de plusieurs groupes folkloriques qui mettent en commun leur répertoire de danses traditionnelles et la richesse de leurs costumes. Le but de cette association est de pouvoir présenter lors d'événement importants et lors de festivals, une image plus exacte de nos traditions que le cliché de l'alsacienne en robe rouge et grande coiffe noire et de l'alsacien en gilet rouge. La composition du groupe change en fonction de la disponibilité de chaque entité. Pour le Festival de Montréjeau l'Intergroupe d'Alsace du Nord rassemble des danseurs de l'Ensemble de Traditions Populaires "Barberousse" de Haguenau et du groupe folklorique "les Castors de la Sauer" de la ville thermale de Morsbronn les bains.

 

Les Castors de la Sauer, en alsacien « D’Sauer Bieber » de Morsbronn-les-Bains, commune à quelques kilomètres au Nord de Haguenau (Bas-Rhin), est un des plus jeunes groupes folkloriques alsacien. Créé en 2001, à l’initiative d’un groupe d’amis désireux de relever un challenge, il s’est rapidement agrandi. Il est aujourd’hui composé de plus de 9 couples de danseurs et d’un orchestre d’accordéonistes et violonistes.

 

Depuis la création, les Castors sont animés par une volonté de transmettre la culture et les traditions alsaciennes, aux jeunes générations et moins jeunes. C’est ainsi, qu’une école de folklore « les Sarabandes du folk » a été créée en 2008. Elle accueille aujourd’hui une quinzaine de jeunes danseurs talentueux et prometteurs.

 

 

La transmission du patrimoine alsacien passe aussi et surtout, par la participation à de nombreux spectacles en Alsace mais aussi en Lorraine, Aquitaine, PACA, Pays de la Loire et à l’étranger : Allemagne, Bulgarie et Pologne. Les Castors ont ainsi, au fil des années, noués des liens d’amitiés très forts avec de nombreux groupes, et créer de belles rencontres. Aujourd’hui associés au groupe de Barberousse de Haguenau, dans le cadre de l’intergroupe d’Alsace du Nord, les Castors sont fiers de poursuivre leur aventure. 

 

Créé en 1994, L’Ensemble de Traditions Populaires BARBEROUSSE de HAGUENAU, s’est fixé pour objectif de faire revivre, transmettre et promouvoir les traditions et les us et coutumes du terroir alsacien. Dans un souci constant d’authenticité, le groupe a consenti à de nombreux efforts, surtout ces dernières années, tant au niveau des costumes que des danses. Le groupe a à son actif plus de 450 prestations.

 

Sans compter les nombreuses sorties régionales, l’Ensemble Barberousse a représenté dignement sa ville et les couleurs de l’Alsace lors de ses nombreux déplacements.

En France : Loraine, Limousin, PACA, Bretagne, Franche-Comté, Aquitaine, Rhône-Alpes, Bourgogne, Centre-Val de Loire et Midi-Pyrénées.

 

A l’étranger où il a participé à divers festivals: Allemagne, Sicile, Croatie, Japon, Hongrie et Suisse.

 

 

 

L'Ensemble Barberousse a, depuis 2001, tissé des liens d'amitié avec les Troubadours du Mont Royal et participera pour la troisième fois au festival de Montréjeau. Nous sommes heureux de pouvoir y associer les "Castors de la Sauer" de Morsbronn les Bains.

 

 

 

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Le Festival Mondial de Folklore de Montréjeau est "Membre associé" au CIOFF France.

Natalie BERTRAND, la Voix de FOLKOLOR...

Retrouvez Natalie sur son site professionnel en cliquant sur le lien suivant 

http://www.nataliebertrand-voix-off.com/

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